Violences aux Kasaï: le gouvernement accepte la collaboration de l’ONU dans l’enquête

Rétropédalage à Kinshasa où le gouvernement va finalement mener une enquête conjointe avec l’ONU. Jusque-là, les autorités de la République démocratique du Congo avaient fait la sourde oreille à cette requête du haut-commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, Zeid Ra’ad Al Hussein. Mais la sortie de ce dernier, mardi, semble avoir redéfini les lignes. Ce mercredi, sur la radio onusienne Okapi, la ministre congolaise des Droits humains, Marie-Ange Mushebekwa, a déclaré que l’administration Kabila se montrait favorable à une enquête conjointe avec l’ONU. “Le gouvernement de la RDC n’a rien à cacher (…) si l’ONU veut nous envoyer des experts en appui aux enquêteurs congolais pour faire la lumière dans l’assassinat de Sharp et Catalan et d’autres Congolais assassinés par la milice de Kamuina Nasapu, ces équipes sont les bienvenues”, a-t-elle dit. Si l’ONU veut nous envoyer des experts en appui aux enquêteurs congolais pour faire la lumière dans l’assassinat de Sharp et Catalan et d’autres Congolais assassinés par la milice de Kamuina Nasapu, ces équipes sont les bienvenues. Toutefois, prévient Kinshasa, ce sera à la justice congolaise de prendre “la direction” de cette enquête. La participation des Nations unies ne devrait se limiter qu‘à un “appui logistique et technique”. La déclaration du gouvernement congolais intervient exactement 24 heures après l’ultimatum lancé par le chef des droits de l’homme de l’ONU. Zeid Ra’ad Al Hussein avait laissé 48 heures au maximum à Kinshasa pour répondre à sa demande sur la création d’une commission d’enquête du Conseil concernant les violences en RDC, au risque de se voir infliger une enquête internationale sur le Kasaï. Cette requête formulée en mars faisait suite à la découverte notamment de charniers, mais également à l’assassinat de deux experts de l’ONU, l’Américain Michael Sharp et de la Suédo-chilienne Zaida Catalan. Le meurtre de ces deux enquêteurs avait fait peser sur l’ONU des accusations selon lesquelles l’organisation n’assure pas comme il se doit la sécurité de ses travailleurs dans les zones à risque.

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